Contes des vies antérieures du Bouddha

Anonymous

Language: French

Pages: 90

ISBN: 2:00353111

Format: PDF / Kindle (mobi) / ePub


La tradition bouddhique de langue palie a conservé une collection de plus de cinq cents contes, les Jatakas, qui relatent les vies passées du Bouddha, comme animal, comme dieu et comme homme. Ceux qui ont été traduits pour la première fois dans ce recueil mettent en scène le thème central des dix « perfections », qualités que le futur Bouddha a dû cultiver avant de pouvoir atteindre l’éveil par la méditation : la générosité, le renoncement, la sagesse, la patience, etc.Vivants, parfois drôles et pleins de rebondissements, ces contes de sagesse rapportent les paroles et les actes souvent héroïques du futur Bouddha et sont considérés en Asie du Sud-Est comme les classiques de l’éthique bouddhiste. Nul doute que le présent ouvrage fera référence ici aussi. Kim Vu Dinh Il a déjà traduit au Seuil Trois enseignements sur la méditation Vipassana de S.N. Goenka (« Points Sagesses », 2009).

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le thème sous-jacent de ces contes. Le Bodhisatta en effet est, comme tous les êtres, à la recherche d’un bonheur pérenne, qu’il ne trouvera en réalité jamais au cours des existences présentées dans les Jātaka, et ce malgré tous les exploits qu’il parvient à accomplir. Cette profonde insatisfaction est tout particulièrement apparente dans les existences où il prend naissance au sein d’une famille au rang social élevé, jouissant d’un bien-être matériel. La sagesse spontanée du Bodhisatta lui fait

chiens et faites amener du petit-lait et de l’herbe de kusa1. Le roi suivit les instructions du Bodhisatta, qui demanda encore : – Que l’herbe soit mélangée au petit-lait et que vos chiens le boivent. Le roi donna le breuvage aux bêtes. Aussitôt, les chiens se mirent à vomir, et tous recrachèrent des morceaux de cuir. – Incroyable ! C’est comme si un parfait Bouddha avait rendu justice ! s’exclama le roi, rempli de joie. Reconnaissant les qualités du Bodhisatta supérieures aux siennes, il

attentivement, ils retournaient chacun dans leur demeure. Un jour, le lièvre, après avoir observé le ciel et la lune, comprit que le jour suivant serait propice au jeûne1. Il en informa ses compagnons : � Demain est un jour de jeûne. Que chacun d’entre vous observe scrupuleusement les préceptes de moralité. Pour celui qui agit ainsi, donner l’aumône apporte de grands bienfaits. Offrez donc de la nourriture de vos propres réserves à tous les mendiants qui viendront à vous. » Ses compagnons

leur plein gré. Pour quelle raison menez-vous cette vie à contrecœur ? Dīpāyana lui répondit par ces mots : Seul un idiot, un inconscient, dit-on, renonce au monde puis y retourne. C’est cela qui me rend si réticent à quitter la vie ascétique et c’est pourquoi je poursuis, même si l’envie me fait défaut. C’est parce que la vie spirituelle est vantée par les sages que je m’y astreins. Ayant ainsi livré ses pensées, il demanda à son tour à Maṇḍavya : Vous avez comblé les ascètes, les

voulait protéger ses sujets des forfaits d’un chacal perfide qui dévorait chaque jour un ou plusieurs d’entre eux en se faisant passer pour un sage vénérable que les rongeurs venaient honorer. Le développement des pāramī dans chaque existence est donc également limité à la nature même de l’état dans lequel le Bodhisatta prend naissance. Loin d’être décevant, ce caractère réaliste du comportement du Bodhisatta permet à l’auditoire ou aux lecteurs de s’identifier à lui plus facilement. Les Jātaka

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